Bon bon bon. Reprenons Ubud à 0. Installez vous confortablement dans le petit canapé du balcon, un gros cousin derrière le dos. En face de vous, alternent à perte de vue, rizières et petits bungalows comme le vôtre que séparent quelques palmiers, cocotiers, bananiers ou autres grands arbres - dont le nom vous échappe, seule certitude ce ne sont pas des platanes. De loin en loin de vieux pigeonniers ou tours de guet – on ne saurait dire – rythment le paysage, donnent le sentiment que le champ d’à côté est à portée de main et cassent la solitude générée par le grand calme ambiant.

Pas de bruit. Ou plutôt, si, plein de petits bruits que l’on ne prend pas le temps d’entendre habituellement. Les petits ruisseaux qui alimentent les rizières, coulent tout le long des jardins. Les oiseaux chantent. Le vent bruisse dans les feuilles… heu non... les palmes. En contre bas les canards qui nettoient les rizières pataugent gaiement.

La petite, toute petite maison, dans laquelle vous avez posé vos bagages est exactement ce qu’il vous fallait. Avec ses murs en peau de bambou tressée, elle a quelque chose d’immuable. Alors même qu’elle bénéficie de tout le confort moderne, on a le sentiment qu’elle a toujours été là. Rien n’est ostentatoire. Toute la décoration a été savamment orchestrée pour qu’il n’y paraisse rien justement. Le chic du chic. A l’image de la petite salle de bain à ciel ouvert avec un mur naturel mi-mineral mi-végétal.

Vous êtes bien, détendu et attendez que la chaleur de la mi-journée s’estompe peu à peu pour que vous puissiez reprendre vos activités.

Ce matin vous avez pris le temps de faire le tour du petit centre ville. Vous êtes tombé sous le charme, malgré l’incessant va-et-vient des touristes (vous seriez bien mal placé pour leur jeter la première pierre). Ce n’est pas tant ce qu’il y a à y voir : beaucoup de boutiques de textiles et tout un tas de temples – plutôt jolis et tout tarabiscotés - mais plus l’atmosphère qu’il y règne qui séduit. Comme une fin de règne glorieux et pacifié, comme une cité prospère mais paisible, comme un woodstock tropical, le rock en moins la peinture en plus. On sent partout, sans la voir, l’effervescence artistique. Et finalement on n’a pas envie de prendre un bon bouquin et de le dévorer mais de prendre la plume et de l’écrire.

Havre de paix - 1

A vos pinceaux… demain j’envoie les photos (histoire de vous laisser le temps d’imaginer).

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