Aujourd’hui visite de Glowworm, une des grottes de Waitomo. Le sous-sol du sud ouest d’Hamilton est parsemé de grottes, cavernes et autres rivières souterraines : près de 45 km de galeries souterraines. Nous avons donc décidé de faire un petit crochet sur notre route vers le sud pour visiter l’une d’entre elles, histoire de varier un peu les plaisirs. Jusqu’à présent l’activité principale a été de magnifiques mais longues balades à pied ou en voiture, à la recherche des plus beaux paysages (et franchement ce n’est pas ce qui manque par ici). La météo n’étant pas excellente nous avons éliminé celle qui commençait par une petite balade dans le bush. Pour des raisons évidentes nous n’avons pas opté pour celle qui propose la descente d’une rivière souterraine en rafting dans le noir. Glowworm donc.

Au début rien d’inattendu. Une visite de grotte, un peu comme n’importe quelle autre, avec des stalactites, des stalagmites, les animaux étranges que l’on peut, plus ou moins, y reconnaître, la lenteur de leur formation, les pièces cathédrales à l’acoustique parfaite… Bref une belle grotte, mais rien de sensationnel. Puis au détour d’un renfoncement, le guide nous montre quelques petits points lumineux au plafond. A y regarder plus attentivement, quand tout le monde est parti, ces points lumineux – des sortes vers luisants souterrains – tapissent même tout le plafond.

Là, le guide nous conduit dans un escalier encore plus sombre et après quelques recommandations de sécurité d’usage, elle nous invite au plus grand silence et nous fait embarquer sur un petit bateau.

Nous avançons maintenant dans le noir sur une rivière souterraine. Dans le noir, pas tout à fait. Au plafond, des milliers de ces vers luisants constellent ce ciel souterrain. Nous glissons doucement sur notre barque. Pas un bruit, pas un souffle, seul le ruissellement des infiltrations d’eau pour nous accompagner. Ces points de lumière sont si bien repartis qu’on a l’impression d’avoir de la dentelle au dessus de nos têtes. Un sol en dentelle qui laisserait filtrer quelques rayons de lumière du jour, une terre poreuse au travers de laquelle passerait par des interstites une lumière naturelle, une terre qu’il suffirait de gratter pour retourner à l’air libre. Bien sûr il n’en est rien.

Cela pourrait vous paraitre exagéré mais une fois dans l’antre toute peur du noir disparait, pas de claustrophobie, comme si on faisait une sorte d’expérience limite mystique, un retour aux sources, une expérience unique.

Bref un voyage bref mais inattendu, surprenant et qui valait clairement le détour.

Une expérience unique

Pour des raisons évidentes là encore pas de photo de cet endroit magique, juste une de Myrtille à la sortie de la grotte.

Waitomo, le 23 mai

A suivre dans l'article de demain un autre voyage inattendu, plus dans le genre "an unexpected journey" pour les initiés

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