Bleu turquoise, profond, outre-mer…

Réveil à 6h25 après 10 heures de sommeil d’une traite. Quand j’y pense nous avons décidément totalement changé nos habitudes de vie en quelques semaines. Je profite de ce calme matinal pour m’échapper de notre petite chambre et venir écrire dans le jardin. En face, le lagon. De toutes les façons, ici, tout fait face au lagon. Le bleu de l’océan, tu ne peux pas y échapper. Euh non pardon, LES bleuS de l’océan. Parce que c’est probablement ça qui est le plus saisissant ici, les couleurs de l’eau. Je sais cela fait cliché. Mais c’est tellement imposant, tellement envahissant, tellement puissant…

Sincèrement, je ne pensais pas être sensible aux « charmes » des iles. J’allais plus pour voir et juger sur pieds. C’est vrai à aller de l’autre coté de la terre sans venir ici c’était idiot.

Et bien nous y voilà et le charme opère. Bien sûr l’isolement pèse peut-être à la longue, bien sûr nous n’avons pas d’esprit insulaire, bien sûr… tiens, je résiste encore. Revenons-en à l’essentiel : le charme de l’ile et ses bleus.

Imaginez que vous quittez votre jardin pour avancer sur un petit ponton. Un petit ponton qui ne mène nul part, nul part ailleurs qu’au milieu de l’eau (c’est le concept même du ponton). Vous marchez pieds nus et doucement sur ses lattes de bois. A chaque pas, vous voyez l’eau qui danse sous vos pieds et à chaque pas vous voyez au travers de l’eau transparente des petits poissons qui vous accompagnent. Pour arriver ne serait ce qu’au bout du ponton de 30 m de votre modeste pension, vous allez voir une quantité inimaginable de bleu : d’abord, près du bord, un bleu plutôt beige, les coraux morts affleurent et teinte l’eau, puis un bleu plus profond mais toujours aussi transparent, bleu turquoise et bleu nuit se mêlent au milieu, bleu marine un peu plus loin, bleu argenté, cyan et indigo, bleu azur et bleu outremer…

Vous êtes seul, absolument seul assis sur le ponton. Des oiseaux marins fins et élégants volent au dessus de vos têtes et plongent de temps à autre pour ramener dans leur bec un poisson et comme unique bande son : le fracas des vagues sur le banc de sable. Si vous y prêtez attention vous pouvez même distinguer les rouleaux et les voir déferler comme un tri de mitraillette au loin. Bleu outremer, bleu lagon et bleu marine, bleu turquoise, bleu azur et bleu tout court et là-bas au loin le fantastique spectacle des vagues qui, personnellement, m’hypnotise toujours autant.

Bleu turquoise, profond, outre-mer…
Bleu turquoise, profond, outre-mer…

Maupiti, le 4 juin

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