Chapitre I – Un réveil bien matinal

Le jour le plus long

Par où commencer cette journée du 27 juillet, si ce n’est par le début. Le tout début, celui du réveil à 4h15. A noter d’ailleurs que ce réveil très matinal a permis d’établir un nouveau record : celui du réveil le plus précoce pour visiter un site archéologique qui était détenu jusqu’alors et depuis plus de 20 ans par la visite du Parthénon. Lever donc à 4h15 en espérant être du premier bus – celui de 5h30 - ou tout au moins des premiers bus. Après avoir englouti un petit déjeuner sommaire et en avance sur notre horaire, nous voilà donc à l’arrêt de bus à 4h45.

Et là première bonne surprise: tomber sur les 300 personnes qui constituent déjà la queue devant nous (et ça continue de se remplir à une vitesse phénoménale !)

Seconde mésaventure : à 5h20 alors que la file d’attente s’agite, réaliser que nous ne disposons pas des billets pour le Machu Picchu mais de simples réservations à convertir en billets à l’office des ventes. Filer à l’office des ventes. Constater que plus de 80 personnes sont dans la même situation ou sont sans billet. Faire la queue, puis finalement par une incroyable pirouette, négocier avec le chef du bureau pour récupérer les billets en squizant tout le monde. C’est moche, mais c’est bien d’avoir des enfants et de savoir parler espagnol !

Bref après quelques frayeurs, de bonnes courses dans les rues d’Aguas Calientes et un peu d’attente, nous voilà sur le point d’embarquer dans le bus n°9 qui nous conduira vers le site. Il est presque 6h. Ouf !

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Chapitre II – Seuls ou presque

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Trente minutes et une bonne douzaine de lacets plus tard, il est 6h30, nous arrivons sur le site. Enfin presque. Nouvelle queue – la 3ème du jour – pour accéder à l’entrée. Une fois les tourniquets passés, pour éviter la cohue des groupes, nous fonçons vers les quartiers les plus éloignés, ce qui implique un petit sprint avant 7h du mat’ à 2400m d’altitude sur une sacrée volée de marches. Mais cela en vaut la peine.

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Croyez-le ou non mais personne ou presque au fond du site. Et là 2h de bonheur où nous avons pu profiter de tout un tas de sites, d’habitations, de temples, de places, de terrasses, bref de vieilles pierres, seuls ou presque. Cadran solaire, temple du soleil, maison de l’inca, quartier des orfèvres, grand place… nous avons trainé nos guêtres un peu partout, visité, exploré, farfouillé, rêvé, théorisé… et quand la foule de touristes est devenue plus dense et moins supportable nous avons filé vers la « montana machu picchu », un second lieu du site un peu à l’écart, pour lequel nous avions également réservé et qui permettait d’accéder à un autre point de vue sur le site, comme le laisser supposer son nom.

Les commentaires plus détails de nos visites et nos impressions seraient superfétatoires, je vous laisse donc plutôt juge avec les photos, comme si vous y étiez
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Chapitre III - 2 km de marches (oui le pluriel n’est pas une faute de syntaxe)

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9h20, arrivés à l’entrée du site une des gardes s’étonne de nous voir avec des enfants et nous prévient « es grados, grados y grados ». Pas la peine d’être bilingue pour comprendre : ça va monter !

Nous voilà donc partis pour une longue marche ou plutôt de longues marches, car ce n’est qu’une succession de marches sur 2km et 600m de dénivelé. Des marches, sans arrêt, sans pause, sans discontinuer. Des marches sur 1h50.

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Au début, c’est dur. Au milieu, c’est très dur. Quand approche la fin, c’est horriblement dur. Et à la fin, c’est juste insupportablement dur. A chaque fin de ligne droite on se dit que le plus dur est fait et derrière nous. A chaque virage on constate que non et que la montée suivante est encore plus raide, plus étroite et plus escarpée. Mais, ce qui est bien, c’est qu’on en a déjà tellement bavé qu’il n’est pas question d’abandonner.

Donc maintenant c’est confirmé, nous pourrions monter deux Empire state buildings par les escaliers sans avoir le pied qui tremble… Une chose est sure, je ne suis pas très fière, je suis extrêmement fière des filles qui ont joué les alpinistes expertes sans faiblir et sans jamais se plaindre, là où bien des adultes auraient jeté l’éponge. Ah oui, une autre chose : je ne suis pas très fière, je suis extrêmement fière de Vence qui est monté sans faiblir et sans jamais se plaindre avec Avril sur les épaules, toute la balade ou pratiquement !

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En haut, bien entendu nous n’étions pas tous seuls. Toute la sympathique petite bande de marcheurs croisée tout au long de la balade et qui a plus qu’encouragé les filles était là-haut. Rendez-vous au sommet.

Nous avons pu profiter pendant de longues minutes – enfin tant que nous avons supporté notre vertige – d’un point de vue imprenable sur le Machu Picchu mais surtout sur les montagnes environnantes dont nous avons tant profité ces six dernières semaines. A pic vertigineux, montagnes à perte de vue, neiges éternelles en fond de tableau, le spectacle était juste somptueux, mais ce que nous avions monté il nous fallait maintenant le redescendre. Et ce n’était finalement pas tellement plus facile.

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Chapitre IV – Pierre qui roule n’amasse pas mousse

D’autant qu’après une petite pause sur le site archéologique, vers 14h30, nous avons rapidement constaté qu’une descente en bus vers Aguas Calientes (village d’où repartait le train) était impossible ou il fallait avoir la patience d’attendre plus une heure notre bus. Nous n’étions plus à une descente près. Plutôt que de nous planter dans une file d’attente supplémentaire, nous avons opté pour une descente à pied, soit 400 mètres de dénivelé supplémentaire. Ce qui fait tout même 1600m de dénivelé cumulé à pied dans une même journée. Pas mal non ?

Chapitre V – Une soirée sans fin

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Nous n’étions, pour autant, pas au bout de nos peines et nous le savions. Bien organisé pour aller au Machu Picchu nous avions été moins prévoyants pour le retour vers Ollantaytambo – réservé seulement 4 jours plus tôt. Nous étions donc condamnés au dernier train, celui de 21h50. Nous avons du écumer, un peu éreintés, pendant près de 5 heures, salons de thé, cafés, restos et petit marché du petit village. Inutile de préciser que nous avons du mal à attendre l’arrivée du train à Ollantaytambo vers minuit, sans nous effondrer

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Epilogue

Au total une petite journée de plus de 19 heures - sans décalage horaire, ni transfert en avion - et très chargée en émotions. Une journée qui restera probablement dans les annales familiales.

Et comme derrière nous enchainons, ce soir, sur la nuit la plus longue avec le transfert de Cusco à Arequipa : 10h en bus de nuit. Je pense que nous allons arriver en grande forme à Lima, dans quelques jours….

Machu Picchu, le 27 juillet

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