S-5

Le mois de juillet avance et la fin du voyage approche. Nous le savons, nous le sentons et même parfois nous l’attendons, car ne pas avoir de chez soi et surtout organiser nos déplacements incessants peut être un peu usant (oui je sais là ça fait très petite fille gâtée…). En même temps il nous reste 5 semaines pleine de découvertes à vivre encore et nous avons bien l’intention de les savourer, d’en profiter jusqu’au bout. 5 semaines c’est déjà bien plus que n’importe lesquelles de nos plus longues vacances de ces 15 dernières années.

A chaque étape le même rituel, comme une petite routine : nous nous posons, plus au moins assommés par le transfert, puis rapidement nous faisons un petit tour de ville et des guides de voyage, prenons nos premiers repères, posons les premiers arbitrages, ce que nous allons faire, laisser de côté puis en vogue vers la découverte. Sorte de re-création de repères d’un quotidien disparu, comme une routine, qui peut paraitre répétitive mais qui, en fait, ne l’est pas du tout. A chaque fois, c’est différent. Les questions sont souvent les mêmes : que faire ? Quand se reposer ? Comment se déplacer ? Ou manger ? A quelle heure manger ? Faut-il prévoir une sieste ?... Les réponses sont toujours différentes et nos envies changeantes.

Mais au-delà de la découverte ce qui est appréciable dans cette petite aventure c’est le temps. Le temps est complètement différent, étiré, distordu, le temps de lire, d’écrire, de prendre des photos, le temps de rêver, de jouer (enfin ça surtout pour les filles), le temps de se parler et puis le temps qui s’accélère : une visite une autre, un lieu un autre. Le temps moins subi et plus vécu. Tout ceci est fatigant, demande de l’énergie, un certain esprit d’adaptation et d’imagination.

Mais c’est tellement bon de se sentir vivant à chaque instant.

Ollantaytambo, le 25 juillet

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