Ca sent la fin. Il nous reste encore une bonne demie semaine, ce qui pour des vacances ordinaires serait encore énorme, mais nous commençons déjà à recevoir des messages « de quasi condoléances » qui évoquent notre retour… et nous savons qu’il ne nous reste plus qu’une étape : ici à Corcovado, parce que les journées de transite à San José et Madrid ne vont pas vraiment compter.

Ca sent la fin et ca donne lieu à des sentiments partagés. Evidemment c’est dur de savoir qu’une si belle aventure va prendre fin. Cela ne veut pas dire que nous n’aurons plus aucune aventure à vivre à Paris, mais tout de même. Cela ne veut pas dire que nous n’aurons plus de temps partagé aussi fort tous les 5, mais tout de même. Cela ne veut pas dire que nous ne voyagerons plus, mais tout de même… C’est sûr, ce voyage aura un caractère un peu unique dans nos vies. C’était d’ailleurs l’objectif. Il aura assurément un goût d’insolite que nous ne retrouverons nulle part ailleurs. Evidemment tout ca, nous le savons. Mais retrouver son chez soi, son petit nid, a quelque chose de rassurant et presque de reposant, après 5 mois de vadrouille. Et puis, retrouver la famille, les amis, évidemment on en a énormément envie. Sortir de cet huis clos familial, même si il n’était pas si pesant, nous fera du bien et nous ouvrira d’autres types d’horizons.

D’une vie sauvage à l’autre

Ca sent la fin. C’est indéniable. Mais ça sent aussi le début… Le début d’autre chose, d’une nouvelle aventure : la vie d’après voyage. Elle sera probablement tout aussi excitante. Dans une jungle bien différente, plus urbaine et moins sauvage que celle-ci, mais où la vie au quotidien est tout aussi exigeante, prenante et passionnante, dans une jungle où la vie de famille à 5 a parfois le goût de l’exploit. L’occasion de relever de nouveaux défis. Il nous faudra nous endormir sans les cris d’animaux et les mille bruits de la jungle chacun dans sa chambre (sauf pour Vence et moi of course), il nous faudra vivre avec le chauffage, l’eau courante et le tout à l’égout (dur dur), ne plus avoir l’excuse « du barrage de la langue » pour vivre avec une certaine distance confortable et ne pas se laisser « bouffer » par les contingences matérielles du quotidien. Il nous faudra surtout conserver le merveilleux et inattendu cadeau de ce voyage : savoir vivre au temps présent, dans un rythme parisien pourtant bien différent. Et sur ce point on compte sur vous tous pour nous y aider.

Nonobstant, en attendant, nous allons profiter encore quelques jours et quelques heures de la jungle, la vraie. Profitez de ces terres sauvages, parmi les plus sauvages du pays, c’est dire. Et nous préparer pour le grand écart le plus balèze de notre voyage, notre dernier transfert, celui du retour à la réalité ou plutôt à une autre réalité.

D’une vie sauvage à l’autre

Drake bay, Corcovado, le 24 août

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