Premier mercredi à Paris. Pour se ré-acclimater doucement, atténuer le choc d’un retour, qui se passe, certes, bien mais reste tout à fait déboussolant (j’y reviendrai probablement dans un prochain post), j’ai opté pour une petite séance ciné entre filles. La bonne idée. Non même pas la bonne idée, l’idée géniale. Mais ce n’est pas tant du à l’idée de base qu’au choix du film.

Sur les traces de notre voyage au Japon, j’avais initialement opté pour Miss Hokusai. La projection uniquement de l’autre côté de Paris, nous a un peu refroidi. (Ben oui parce que c’est aussi ça Paris, des supers films, des belles salles mais s’il faut faire 45 minutes de métro avec 3 enfants pour en profiter, tout de suite ça gache un peu le plaisir…)

Nous voilà donc parties pour Gambetta et une séance du Petit Prince. Je passe sur le plaisir de prendre conscience que nos 3 filles ont drôlement grandi et que l’on va enfin pouvoir partager avec elles l’un de nos passe-temps favoris. Cette pensée qui m’a traversée en voyant Avril rentrer dans la salle était déjà extrêmement réjouissante.

Mais une plus belle surprise encore m’attendait derrière les portes à battants.

Je ne vais pas raconter l’histoire de ce Petit Prince là, qui n’est pas une simple adaptation du livre de Saint Exupéry, pour ne pas « spoiler » ceux qui voudraient encore aller le voir (dont Vence).

Je peux juste vous dire que l’on y retrouve toute la poésie du conte original, que toutes les grandes idées et réflexions philosophiques qui traversent l’œuvre y sont évoquées et donnent à réfléchir. Plus encore elles nous traversent et nous ébranlent bien mieux qu’un débat avec tous les philosophes modernes pipeaux ultra médiatisés que l’on entend beaucoup – trop ? non, là je m’égare – ces derniers temps.

Un film sensible, onirique, intelligent et divertissant, qui nous donne envie de repartir à la recherche de notre moi profond, de l’enfant caché en nous et qui, je ne vous le cache pas, en ces temps d’introspection sur la vie future à trouver un fort écho chez moi.

Une seule prescription, donc à l’issue de ce post : si vous n’y avez pas encore été, foncez en salle pour profiter des dernières séances. Beaucoup moins cher qu’un voyage au Costa Rica ou en Polynésie, ce film est à lui tout seul une invitation au passionnant voyage au plus profond de notre âme.

Voyages immobiles

Paris, le 2 septembre

Retour à l'accueil