Conclusion de nos tribulations chinoises

Alors bien sûr, au début, nous avons été tenté de comparer avec le Japon : l’extrême politesse des japonais et la rudesse apparente des chinois, les diners cosi en compartiment au Japon et les immenses cantines bruyantes chinoises, les parcs jolis mais plus brouillon, les monuments qui pourraient paraître moins préservés, mais comparaison n’est pas raison. Finalement ce n’est qu’un réflexe qui nous pousse à trouver le référent le plus proche mais qui ne se justifie pas. Plus nous sommes restés en Chine plus nous nous sommes plongés dans cet autre monde et nous nous sommes détachés de ce petit jeu des différences. Car la Chine ne ressemble à nul part ailleurs.

Conclusion de nos tribulations chinoises
Conclusion de nos tribulations chinoises
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Conclusion de nos tribulations chinoisesConclusion de nos tribulations chinoises

Bien entendu nous avons été confronté à quelques paradoxes analysés de notre point de vue d’occidental : surprenant d’accoler le quartier le plus capitaliste et clinquant de Shanghaï – Xitiandi – au parti communiste et d’organiser devant le drapeau de la faucille et du marteau des séances de photos de mode.

Etrange pour nous d’attirer autant l’attention sur notre simple faciès et de passer pour une bête de foire partout où l’on est allés (j’en ai longuement parlé) et en même cela n’a jamais eu rien d’agressif ou méprisant - aucun délit de faciès plutôt une grande curiosité.

Etonnant d’avoir une culture multi-millénaire dont on peine parfois à retrouver la trace. Incroyable : les mesures et échelles pour nous petits européens et c’est probablement là le plus frappant. Ici tout va vite et tout est grand, c’est étourdissant. Ca vit, ça avance, ça ne s’arrête jamais, on a l’impression d’être au bord de la falaise et qu’il nous suffirait de plonger dans le vide, là en bas, pour atteindre demain. L’étrange sensation que le flux sanguin du pays pulse plus vite et plus fort que le nôtre.

Conclusion de nos tribulations chinoises

Si je devais choisir quelques qualificatifs pour décrire la Chine, je dirai sans hésitation : fascinant, gigantesque et effervescent. Là où les amériques (grrrr encore une comparaison !) laissent un sentiment d’immensité et de grand vide, la Chine laisse une impression de gigantesque et trop plein. Ca déborde, ça grouille, ça bouge, ça construit. Il en faut des infrastructures pour accueillir 1/5 de la population mondiale en pleine émulation !

La simple observation de cet autre monde plonge le simple touriste que nous avons été dans une sorte de stupeur qui laisse un goût de revenons-y, il y a ici quelque chose à comprendre.

Conclusion de nos tribulations chinoises

Shanghaï, Hangzhou et Nanjing, du 1er au 17 avril

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